23 septembre 2007

Emotions antillaises

f4d178601227f05f80b618c1469c7657.jpgJusqu'alors j'ai toujours regardé avec beaucoup d'admiration la travail des photographes.

Ceux qui parviennent à rendre ainsi visibles des émotions m'impressionnent.

Et puis voilà que, pour la première fois, j'ose donner à voir ce que je peux à mon tour ressentir à travers quelques clichés selectionnés. 

Si pour moi ces images contiennent tant... sauront-elles toucher ceux qui les voient ?

 à vous d'en juger !

19:30 Publié dans Rencontres | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : photos, antilles, ethnic, ethnique, mag, émotion

06 novembre 2005

Rue de la Bidassoa

Il y a 7 ans, quasiment jour pour jour... un regard volé, une espérance furtive.

Ses lèvres sont dessinées avec une délicatesse inhabituelle. La peau de son visage donne l’impression d’être douce et lisse. Il porte un petit anneau d’or à l’oreille gauche. Il doit avoir environ 25 ans. Ses vêtements laissent imaginer un corps sportif, des jambes fermes avec des cuisses musclées. Sa carrure est large. Deux yeux noirs se dissimulent derrière ses paupières mi-closes.

Il est assis sur un strapontin dans le coin éloigné de la porte au bout du wagon de ce métro d’une fin d’après midi d’un samedi de novembre. Sur ses genoux, un sac noir porte le logo de la coupe du monde de football 1998. Un bonnet cache la couleur de ses cheveux.

Il est beau. Je ne peux cesser de le regarder…

Un passager descend. Il change de siège en se rapprochant de la porte. Il me fait face.

Ses paupières sont complètement fermées à présent. Il s’assoupit. Sa tête est très légèrement inclinée sur son épaule gauche. Il esquisse un sourire… Où l’emmènent ses songes ?

Nous voilà arrivés à l’arrêt «Gambetta». Je m’approche de la porte située à côté de lui.

Ses yeux s’ouvrent. Il se relève. Il est un tout petit peu plus petit que moi. Nous sortons du wagon en même temps. Je passe devant lui et prends vers la gauche. Je pense qu’il prend la même direction.

J’avance dans la foule, puis me retourne. Je ne le vois plus ! Je m’arrête. Je regarde au loin les voyageurs qui se dirigent vers l’autre extrémité du quai. Oui… je l’aperçois son sac sur l’épaule, avançant vers la porte. Je crois distinguer qu’il regarde rapidement vers l’arrière en tournant à demi la tête…

Je réfléchis et, en un éclair, décide de le suivre !

Mon pas est le plus banal possible, tentant de donner l’impression de suivre mon chemin normal. Je marche néanmoins plus vite que la moyenne des gens. Je ne veux pas le perdre. J’ignore s’il existe de ce côté plusieurs sorties.

Je monte l’escalator et me trouve face à un croisement. Je suis les passagers qui me précèdent et je prends la direction de l’escalator suivant. Il semblait plutôt fatigué, l’effort des marches de l’escalier non mécanique ne l’aura probablement pas attiré.

Oui je le vois poussant la porte vers la sortie. Il prend son temps se laissant doublé par la majorité des personnes.

Je pousse à mon tour la porte. Il est à quatre ou cinq marches au-dessus de moi. Son jean noir met en valeur une jolie paire de fesses rondes et fermes. Ses cuisses tendent le tissu.

Il regarde discrètement sur le côté. Je sais qu’il me voit. Je m’arrête en haut des marches pour lui laisser le temps d’une réaction et de choisir son chemin. Il descend la rue, je le suis. Au coin, il se retourne, nos regards se croisent, mon cœur se met à battre plus fort. Il continue, tourne le coin de la rue qui le dissimule désormais à mes yeux.

J’accélère en avançant tout droit jusqu’au bord du trottoir. Je regarde la rue qu’il a prise. Il est arrêté. Il regarde dans ma direction en se cachant.

Je me retourne, prend la direction opposée, pensant lui indiquer ainsi que je cherche qu’il me montre son intérêt. Je fais quelques pas et m’arrête. J’allume une cigarette, fais un demi-tour en balaye l’horizon d’un rapide coup d’œil circulaire.

Je renouvelle mon observation… rien… le beau jeune homme a disparu !

Mes pas me portent vite sur le lieu où je l’ai vu il y a trente secondes… personne !

Je contourne le coin de la rue et remonte en direction du pâté de maisons dans lequel il a dû s’enfoncer.

Je fais tout le tour de celui-ci regardant partout à la recherche de son ombre, de son pas furtif, d’une porte qui se ferme, d’un bruit de serrure, d’une portière de voiture… du moindre son, de la moindre lueur… rien. Pas le début du moindre indice de sa présence !

Je suis triste. Je reprends la direction de chez moi… à l’opposé… Je me retourne deux ou trois fois en espérant qu’il est réapparu… qu’il s’amuse à se cacher de moi pour mieux me suivre… Las, triste, un peu déçu, je constate que je suis seul sur le trottoir, que personne ne me suit, qu’il n’était qu’un clin d’œil suffisant pour réveiller mon désir, mes rêves, mes fantasmes.

Je rentre chez moi !

Je garde l’image très claire de son beau visage et de ses lèvres si finement ourlées…

15:50 Publié dans Rencontres | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Ecriture, rencontre, homosexualité, hasard, rue, paris, rêve

02 novembre 2005

Eric

Salut Eric et bon anniv !

Pourquoi écrire un message perso ici ?

Parce qu'il n'y a pas de raison de garder pour soi les moments de bonheur ! D'accord celui-ci date un peu. Mais il est inscrit dans ma vie comme une histoire d'amour vraiment extraordinaire. Alors pour les grincheux qui pensent que l'on ne peut pas vivre de belles rencontres via le virtuel... voilà un contre exemple !

Cela a commencé un 15 août. Une petite recherche minitel et oups j'appelle un garçon... dans le bar d'un théatre. Il est occupé à faire de la mousse au chocolat, on peut se voir après... ou je le rejoins ?

Va pour la mousse au chocolat et le bar du théatre... nous y reviendrons régulièrement pendant 4 mois !

Vous avez déjà rencontré la fusion physique qui dépasse les critères de goût ou d'apparence et qui vous transporte dans le plaisir pur ? Lui disait la justesse de notre rencontre. Comme une évidence.

Après forcément les choses se sont compliquées ! "J'ai deux amours..." Ben oui, j'aimais l'homme de ma vie et j'aimais cet autre homme de ma vie. Cela faisait beaucoup ! Pourquoi choisir ? Parce que forcément il souhaitait tout de moi, il souhaitait moi tout à lui. Je n'ai pas pu ou pas voulu, je ne sais toujours pas, des années après.

Aujourd'hui c'est un ami grâce auquel de beaux événements et de belles rencontres sont arrivés.

Il est rare de pouvoir remonter dans le temps jusqu'à celui qui a permis à une succession de moments de naître. Avec Eric je peux remonter le fil du temps ainsi... si je n'avais pas cliquer sur la touche du minitel à ce moment là, si le téléphone avait sonné dans le vide... alors je n'aurais pas rencontré Valérie, Laurent n'aurait pas tourné dans la vidéo d'Eric, je n'aurais pas participé à l'aventure de K.typik, je n'aurais pas découvert Marseille ou une autre facette de Genève (la chambre au bow-windows...), je n'aurai pas vu le film "Crimée", je ne saurais pas que Régis fait de la musique, je ne verrais pas les illuminations de Ernst...

Heureusement que l'on ne sait pas ce que l'on perd lorsque l'on zappe un correspondant sur un dial ;-)

Bon anniversaire Eric.

12:55 Publié dans Rencontres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : humeur, eric, watt, anniversaire, dial, chat, internet