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21 octobre 2006
Un vrai discours nationaliste !
Les arguments mis en avant par les nationalistes de tous poils sont pour le moins déconcertants ! Si je suis attentivement une large partie de leur argumentaire, je ne peux m’empêcher d’adhérer aux propos… mais jamais aux conclusions qu’ils en tirent !! Mais alors pourquoi ?? Où est l’erreur ?? Quel mécanisme de pensée peut faire qu’en mettant les mêmes éléments bout à bout dans le même ordre… la synthèse soit si diamétralement opposée ??
Pourtant le discours tient parfaitement la route :
Oui à la définition restrictive du critère d’appartenance nationale !
Oui, ne doit être considéré comme français que celui qui est né dans une maternité française ;
qui a contemplé, en ouvrant la première fois les yeux, les paysages français qui nous sont familiers ;
celui qui a échangé ses premiers mots dans des crèches où s’éveillent tous les enfants français, entouré des soins et de l’attention d’adultes ayant été formés selon nos critères de référence ;
qu’il soit allé dans une école reconnue, suivre les cours définis officiellement par les directives gouvernementales et énoncés – inévitablement – dans notre grande et belle langue ;
qu’il ait pu réaliser son apprentissage de la vie professionnelle dans les centres de formation, les universités ou auprès de professionnels travaillant en accord avec la législation et les contrôles légaux ;
bref qu’il ait reçu tout ce qui constitue une culture nationale, c'est-à-dire celle que partage tous ceux qui constitue la même communauté de vie sur un territoire défini.
A partir de là, certains mots n’ont plus vraiment de sens… Celui qui a suivi ce parcours n’a pas à « s’intégrer » dans la communauté nationale… il en fait parti ! Quand bien même d’autres ont des difficultés à « intégrer » cet élément de fait, parfaitement objectif.
Soyons fier de notre culture nationale !
Au point d’avoir envie de la défendre et d’en faire partager les valeurs essentielles à tous ceux que nous arriveront à convaincre !
Pour cela, de tous temps, des représentants de notre communauté nationale ont pris les chemins vers de nouveaux mondes pour aller témoigner du contrat social qui cimente les relations des habitants de notre pays.
Parfois ils en sont revenus avec des idées et des valeurs qui nous ont plu, alors on les a « intégré » dans notre fond commun. Puis on a oublié qu’elles venaient d’ailleurs tant nous les partageons que nous sommes convaincus que nous seuls aurions les concevoir !
Parfois on a invité des interlocuteurs à venir voir chez nous comment les choses se passaient bien. Pour qu’ils puissent bien s’en rendre compte, nous avons ouvert nos maisons pour qu’ils puissent s’y installer et partager notre vie. Et certains ont finis par être convaincu que notre vie était agréable, que nous avions raison de la vanter. Alors nous nous sommes rendus compte qu’ils étaient devenus nous… et nous avons oublié que la plupart d’entre nous venait d’un quelque part qui n’avait pas toujours été cette motte de terre sur laquelle nos pieds reposaient.
Parfois certains d’entre nous sont partis vivre ailleurs. Et ils ont adoptés les mœurs et les coutumes d’autres lieux. Nous les connaissions bien et nos contacts sont restés si forts que l’on se demande qu’elle est vraiment notre différence… à part que nos pieds ne foulent pas la même terre au même moment.
Et puis oui, il est intéressant de s’en remettre à l’histoire pour comprendre comment notre communauté s’est construite et d’où elle vient. Mais pourquoi s’arrêter arbitrairement à telle ou telle date ? Remontons dans le temps inlassablement !
Bien sur il est très vite évident que les frontières ont souvent changé, que les habitants d’ici ne sont plus vraiment les habitants de là, que la notion même de nation ou de communauté nationale a fréquemment variée ! Peu importe de toute façon il s’agit d’un mouvement universel et permanent. Ce qui compte c’est ce que nous partageons justement désormais avec ici et là. Ce qui compte c’est de vivre en conscience l’appartenance à ce fil qui nous relie chacun à notre passé… et de voir amusé combien la pelote à laquelle nous sommes rattachées aujourd’hui ressemble peu à une sphère lisse… Elle s’apparente plus à méli-mélo de fils arrivés de partout, rejoints de manière anachronique par un hasard indéchiffrable. C’est un pur sac de nœuds duquel il serait vain de vouloir reconstruire une seule et unique liane lisse, rectiligne et incassable.
Que conclure ?
18:40 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : immigration, sarko, politique, nationalisme

