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14 juillet 2006
La mort effleurée
La révélation renouvelée du risque de la mort emporte toutes les certitudes. Plus que le deuil elle porte témoignage que la vie est fragile. Elle oblige la contemplation de la survie, cette lutte inégale entre l’éphémère et le définitif. Rien n’est plus comme avant… mais tout perdure ! Seul le regard change d’optique.
Le corps est si fragile dans sa résistance affirmée. Qu’un seul instant il accuse une faiblesse et l’on se surprend à entrevoir ce que pourrait être sa fin. Celle-ci n’est qu’effleurée ; elle en sort grandie, puissante. La lumière devient un éclairage sordide. Elle donne à voir la relativité des combats, l’inexact intérêt de la lutte humaine face à sa finitude.
La mort est un changement que l’on s’empresse d’intégrer pour continuer à vivre. La survie est un bouleversement qui s’installe dans une continuité qui prend toute la place. L’avertissement tire sa suprématie du possible changement quand la sanction n’offre aucune possibilité de modifier quoi que ce soit. Pour l’une il est trop tard. Pour l’autre tout est encore possible.
14:17 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

