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14 mars 2006

Illusion et virtualité

J’avais promis de ne plus m’y laisser prendre…

J’avais décidé d’accueillir ce qu’il m’offrait et de ne rien attendre d’autre…

Je ne voulais rien… ni de lui, ni d’un autre !

 

Et pourtant…

 

Son silence est redoutable.

J’aurais tant voulu qu’il dise quelque chose.

J’aurais tant aimé qu’il ne dise pas ce que je préfèrerais pourtant entendre : qu’il inscrive le mot fin au bout de notre relation.

 

Le pire tient en un mot : rien.

Le silence, l’absence, le doute, la peur de s’être trompé, de s’être illusionné, la souffrance d’une trahison…

 

J’ai tant aimé sa peau. J’ai tant aimé son corps. J’ai tant aimé le voir. J’ai tant aimé l’entendre.

Et oui… comme une honte, comme une grossièreté, je ne voulais pas l’aimer. Pas de cet amour là ! Mais qui choisit ses sentiments ???

 

Depuis longtemps un garçon ne m’avait pas ému comme lui.

Que pourrais-je lui reprocher ?

Il n’a rien promis.

Il n’a rien dit de trop.

Il a juste disparu…

Envolé.

Sans un mot, sans un geste, sans un cri.

 

Et ce silence… Oh ce silence comme il me pèse.

 

La raison dicte de l’oublier… Grrr ! Qu’elle vienne, cette illusionniste, se confronter à la douleur sourde qui m’envahie chaque matin lorsque je sens cet espoir d’un signe de sa part… Qu’elle vienne me consoler lorsque je me couche sur la stérilité de mon attente.

 

Adieu raison je te hais ! Oui… non… je pourrais aller décrocher la lune s’il me le demandait… Mais la lune il s’en fout ! Et mes exploits l’importent peu.

 

Lui il pense à lui. Pour lui je fus, sans doute, un moment agréable… répété… mais après tout peut-être pas plus qu’un autre… Je n’en sais rien !!!!

 

Comment expliquer cela ?

D’autres me désirent, d’autres m’aiment, d’autres me déclarent de l’amour, de l’amitié… j’ai tout ce qu’il me faut…

 

Non je ne le dirais pas…

Et pourtant oui… le poète a raison… « un seul être vous manque et tout est dépeuplé ! »

Comme je ne veux pas entendre cela ! Et cela crie à mes oreilles !